Whistleblower.fr En direct de l'Europe | Lanceurs d'alerte : une nouvelle directive européenne pour mieux les protéger Presse

En direct de l’Europe | Lanceurs d’alerte : une nouvelle directive européenne pour mieux les protéger

Parallèlement à la protection du “secret des affaires”, il faut aussi renforcer celle des lanceurs d’alerte. Les deux vont évidemment de pair. Et si le Parlement européen n’a pas réussi en 1996 à faire légiférer sur les deux aspects en même temps, il a fini par obtenir une nouvelle directive européenne, complémentaire, consacrée cette fois entièrement, et de manière transversale, à la protection des lanceurs d’alerte.

“C’est une grande satisfaction”, souligne Virginie Rozière, nommée rapporteure du Parlement européen.

L’eurodéputée du groupe socialiste et démocrate s’était déjà beaucoup investie, comme membre de la commission des affaires juridiques, pour améliorer dans ce sens la première directive relative à “la protection des savoir-faire et des informations commerciales non divulguées”, avant de porter en 2017 un rapport d’initiative du Parlement européen pour exiger une législation sur les lanceurs d’alerte.

Malgré ses réticences, la Commission européenne a fini par faire ses propositions au printemps dernier, promettant de tirer les leçons des scandales qui se sont succédé depuis Wikileaks et le cyberespionnage de la CIA, le Dieselgate, Luxleaks, Panama papers ou encore Cambridge Analytica.

“Le Parlement européen jouera pleinement son rôle dans l’amélioration de cette directive, afin que les garanties qu’elle propose soient les plus efficaces possible”, souligne Virginie Rozière qui entend bien faire aboutir le texte avant la fin de la législature, donc avant les élections européennes de 2019.

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