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Une médecin au ministère de la Santé, un gage de réussite et de transparence ?

Hématologue reconnue et fine connaisseuse du système de santé français, la nomination d’Agnès Buzyn suscite néanmoins des réactions contrastées.Pharma Compliance Digital CRM Marketing Transparence DMOS Agnès Buzyn Une médecin au ministère de la Santé, un gage de réussite et de transparence ?

Au regard de son CV, le poste semble taillé sur mesure pour elle. Hématologue de renom, auteure de travaux reconnus sur la greffe de moelle osseuse et les leucémies mais aussi ancienne présidente de l’Institut national de lutte contre le cancer (INCA) et de la Haute autorité de Santé (HAS), Agnès Buzyn, qui vient d’être nommée ministre de la Santé, est à la fois une médecin et une scientifique respectée ainsi qu’une fine connaisseuse du système de santé français. Mais cela suffira-t-il pour mener à bien les innombrables chantiers qui l’attendent ?

Une position ambigüe sur les lobbys. Quid, enfin, de ses relations avec l’industrie pharmaceutique ? Selon la base de données du gouvernement « Transparence santé », Agnès Buzyn n’a plus aucun lien avec des laboratoires privés. Cette dernière a, toutefois, participé aux conseils d’administration des laboratoires Novartis et Bristol-Myers Squibb entre 2009 et 2011, alors qu’elle était vice-présidente de l’Inca.
En 2016, Agnès Buzyn avait d’ailleurs tenu des propos très critiqués par plusieurs acteurs de la santé (dont Irène Frachon, à l’origine de l’affaire Mediator) sur les liens entre experts et industrie. D’après la nouvelle ministre, si un chercheur reçoit des fonds de la part de laboratoires, c’est un gage de compétence. « On peut se demander quelle va être l’expertise (des experts institutionnels indépendants ndlr), puisqu’ils ne participent plus ni aux essais thérapeutiques, ni aux conseils de direction. Se fait jour ainsi une différence entre des experts institutionnels qui n’ont plus aucun lien avec la recherche et les experts professionnels que nous ne pouvons jamais solliciter », avançait-elle devant le Sénat, fin mars 2016, critiquant l’obligation de déclarer tout lien d’intérêt instaurée en 2011 par la loi Bertrand.

Pour lire l’article d’Europe 1 ou celui de Mediapart

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